Réfugiés : et si on arrêtait d’être cons cinq minutes ?

Ah ! les réseaux sociaux, quel fabuleux progrès ! Comme l’imprimerie en son temps, ils permettent au monde de partager plus aisément informations, savoir, idées, photos de chatons trop mignons ; ils favorisent le dialogue et la collaboration des êtres humains sans la moindre considération pour la distance physique qui les sépare, faisant de l’humanité un gigantesque creuset numérique bouillonnant où les inspirations des uns et des autres se mêlent pour se cristalliser en promesse d’un monde meilleur.

Malheureusement, toute médaille a son revers et celui des réseaux sociaux fait bien vite passer ce creuset d’espérance pour un comptoir de bistrot où l’étroitesse d’esprit le dispute à la vulgarité. Mais peu importe : M. Michu, si prompt à vomir des insanités sous les publications du Monde (le journal) lorsqu’il est confortablement installé devant son écran, retrouve le monde (le vrai) une fois la machine éteinte. Là, son vernis de petit homme propret et discret ne craquelle jamais ; là, son Surmoi fait le job sans ciller.

Ce qui m’inquiète, ce sont ces individus franchement malfaisants, ces Golovinski modernes, ces Drumont de caniveau qui n’hésitent pas à falsifier, à tromper pour apporter un peu d’eau croupie au moulin de leur cause. Des causes qui se résument bien souvent à une diarrhée idéologique infâme, vectrice d’une pensée cholérique se répandant d’autant plus facilement qu’elle infeste les esprits vulnérables, comme celui de M. Michu. Alors, le vernis craque et le Ça de M. Michu s’en donne à cœur-joie, car le petit homme propret et discret a peur, désormais. Peur de l’autre, peur de ce qui est différent.

Mais ce n’est là que le premier stade de la métamorphose de M. Michu, car comme le disait l’un des plus grand philosophes d’un siècle inconnu : « La peur est le chemin vers le côté obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine. »

Avant le net je n'étais rien

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Bons baisers du Royaume-Uni : quand un British nous jette des fleurs

Alex Proud
Alex Proud

Aujourd’hui, la bataille de Mont-Saint-Jean souffle ses deux-cents bougies. Eh oui ! le 18 juin, ce n’est pas seulement 1940, c’est aussi 1815. Et ce coup-ci, la France perdit à la fois une bataille et la guerre.

Waterloo… la première fois que j’entendis prononcer ce nom, tout jeune, je me figurai une spécialité de la gastronomie belge. Depuis, l’association d’idées ne m’a plus quitté et chaque fois qu’on évoque devant moi la bataille qui fit définitivement choir l’Aigle, il me vient immanquablement une envie de poulet. Mais dans l’imaginaire collectif français, le sentiment est tout autre : Waterloo, c’est l’humiliation, c’est le morne souvenir d’une nouvelle Azincourt que nulle Patay n’est venue réconforter, car après cette défaite, plus jamais les Français ne devaient remporter de bataille contre les Anglais. Et pour cause : plus jamais la France et le Royaume-Uni ne se firent la guerre !

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